Quelles alternatives à l’enterrement classique ?


La mort est une étape de la vie et de plus en plus de Français s’intéressent aux méthodes alternatives à l’inhumation et à la crémation. Plus en adéquation avec les préoccupations environnementales actuelles, de nouveaux procédés sont apparus et se développent de façon significative : humusation, aquamationpromession ou résomation constituent des alternatives plus écologiques mais elles ne sont pas encore autorisées en France.


De nouvelles pratiques funéraires développées par les scientifiques

L’aquamation est une méthode qui consiste à utiliser l’eau (chauffée à 93°C) au lieu du feu pour l’incinération du défunt. Elle utilise donc moins d’énergie et l’eau recueillie peut même être utilisée comme fertilisant.
La résomation ou bio-incinération est une technique similaire à l’aquamation puisqu’elle propose de dissoudre la dépouille dans une solution d’hydrolyse alcaline portée à 150-180°C. Les os sont ensuite convertis en poudre.
La promession, quant à elle, s’appuie sur l’utilisation de l’azote liquide et la lyophilisation pour congeler puis réduire le corps en poudre, sans aucune émission puisque le procédé ne génère ni vapeur, ni fumée.


Faire le choix d’un enterrement plus respectueux de l’environnement

Les funérailles traditionnelles produisent des polluants : caveaux, pierres tombales, cercueils ainsi que la combustion génèrent des émissions de CO2. C’est pourquoi certains se tournent vers des pratiques plus naturelles.

• L’humusation ou réduction organique naturelle est un processus contrôlé de transformation des corps en compost.
• L’utilisation d’une urne biodégradable qui contient une graine et du terreau en plus des cendres du défunt permet de donner naissance à un arbre, une fois plantée dans le sol.

Toutes ces méthodes vont certainement trouver écho chez les personnes soucieuses de réduire leur empreinte écologique. Elles sont donc amenées à se développer dans les années à venir.